Accueil Bien-êtreOrganisation J’ai réorganisé ma vie! – Établir un horaire quotidien

J’ai réorganisé ma vie! – Établir un horaire quotidien

par Shanna
Agenda, crayon et cellulaire sur une table. Couleurs rosées.

Désorganisée, démotivée, ayant l’impression de n’avoir plus de temps pour rien faire, mais en même temps passer des heures à consulter mes médias sociaux, je me suis dit que c’en était assez. En ce soir de novembre, j’ai décidé de réorganiser ma vie. C’est-à-dire que je me suis créé un horaire et imposé une routine !

J’ai noté mes heures de travail, puis j’ai rempli l’horaire que je me suis noté sur un bout de papier, du réveil jusqu’à l’heure du dodo. Chaque heure de ma journée était remplie d’une – ou de plusieurs – activité/tâche à laquelle me consacrer.

En gros, mon horaire ressemblait à ça :

  • 7h00 : Réveil, douche et déjeuner
  • 8h00 : Peinture à numéros, écriture ou sport
  • 8h30 : Travail
  • 12h00 : Pause dîner et marche à l’extérieur
  • 13h00 : Travail
  • 16h30 : Sport ou lecture
  • 17h30 : Tâches ménagères ou préparation du souper
  • 18h30 : Souper et pause télévision
  • 20h00 : Études
  • 21h00 : Blogue ou écriture
  • 22h00 : Préparation pour aller dormir et lecture

L’impact de cet horaire sur ma vie

Ce changement a vraiment eu un impact sur ma vie. À ce moment, je suivais un cours d’université à distance. Ainsi, dans ma tête, chacun de mes moments libres devait être consacré à mon étude, sinon je n’allais pas réussir (allô l’anxiété de performance). Mais en réalité, tout ce que je faisais, c’est effectivement m’installer devant mon ordinateur, mais ne rien faire du tout en lien avec mon cours. Je lisais des articles, je naviguais sur Facebook, je classais mes documents… Tout sauf étudier.

MAIS pendant tout ce temps, et surtout après, la culpabilité était très présente :

« J’ai perdu mon temps, j’ai passé 2 heures à regarder des niaiseries sur Facebook et pendant ce temps-là, mon cours n’a pas avancé et je n’ai rien pu faire d’autre de productif ».

Parce que je me disais toujours : « Non, tu ne peux pas travailler sur ton blogue, t’es supposée étudier. Non, ne va pas faire la vaisselle, quand est-ce que tu vas avancer ton cours? » Etcétéra, etcétéra. Je me sentais mal de consacrer du temps à mes loisirs ou à d’autres choses qui auraient pu me faire du bien.

Alors, je consacrais tout mon temps à mes travaux d’université, mais je n’avançais pas. Mon cerveau n’était pas prêt pour ça. C’est peut-être contre-intuitif, mais notre cerveau a besoin de moments de pause, sinon il ne peut être pleinement efficace.

Avec l’horaire, ce que ça me permettait, c’était de me dire que chaque jour, j’avais une heure à consacrer à mon cours. Ni plus ni moins. Pendant ce temps, je faisais ce que j’avais à faire. Et dès que 21h arrivait, HOP! C’est terminé, on passe à mon blogue. C’était vraiment un modèle win-win pour moi : je me réservais du temps pour étudier, tout en me permettant clairement de faire d’autres activités qui me font du bien aussi!

Évidemment, ça c’est un modèle qui fonctionnait pour MOI! Je me reprenais la fin de semaine en termes d’études si j’en avais besoin. Étant une personne qui performe assez bien, même si j’ai de la difficulté à me l’admettre, je dois me donner une certaine limite à un moment donné, sinon je passerais ma vie à étudier… et c’est effectivement ce que je faisais avant l’horaire. Le modèle demeure à adapter selon votre propre situation et vos propres besoins.

5 étapes pour établir sa propre routine

D’ailleurs, voici trois étapes que je conseille pour mettre en place ceci dans sa vie :

Étape 1 : Noter ce qu’on doit faire dans une journée typique ET ce qu’on aimerait insérer dans son horaire

Par exemple, j’avais personnellement noté :

  • Peinture;
  • Travaux scolaires;
  • Tâches ménagères;
  • Blogue/écriture;
  • Lecture;
  • Exercice physique.

Étape 2 : Définir une heure de lever et de coucher

C’est entre ces heures que vous pourrez élaborer votre horaire.

Étape 3 : Ajouter les non négociables

Par exemple, cela peut-être les heures de travail. Si vous travaillez de 8h à 16h, vous savez que vous ne pourrez rien faire d’autre pendant cette période. Si vous soupez tous les soirs à 17h30 en famille et que c’est non négociable, ajoutez-le.

Étape 4 : Ajouter les autres activités

Dans les plages restantes, vous pourrez ainsi ajouter les autres activités.

Ce ne sera peut-être pas possible de réserver une heure pour chaque activité, dépendamment de votre horaire, de vos contraintes et du nombre d’activités que vous voulez effectuer. Par contre, il est possible de se réserver du temps pour faire un certain choix d’activités. Pour ma part, je m’étais laissé une certaine flexibilité en notant plusieurs activités à une même heure. Par exemple, à 16h30, j’avais noté « sport ou lecture ». Si j’avais déjà fait mon entraînement le matin ou que c’était une journée de repos, ce temps était alors consacré à de la lecture.

Tentez de rester réaliste, sinon la mise en application sera d’autant plus difficile. Tenez compte de votre vie actuelle et de ce que vous pensez qu’il sera possible de modifier ou non. Allez-y pas à pas si nécessaire.

Étape 5 : Mettre en place l’horaire, tout en demeurant flexible

Une fois que l’horaire est établi, c’est le temps de le mettre en application. Essayez-le, ajustez-vous au besoin.

Je pense que l’important, c’est de demeurer à l’écoute de nos besoins. Oui, s’imposer un horaire demande une certaine discipline et une motivation. Il est arrivé que je souhaite continuer d’étudier après 21h et mon conjoint me rappelait à l’ordre, me disant : « Il est 21h, tu as assez étudié, c’est le temps de passer à ton blogue! » Et le plus souvent j’acquiesçais, il avait raison, c’est ça que je voulais au fond : avoir du temps pour mon blogue. Et c’était justement pour ça que j’avais mis en place cet horaire.

Par contre, ça se peut aussi que pour X raisons, il faille déroger à l’horaire. Et c’est tout à faire correct aussi. C’est pourquoi je dis qu’il faut faire preuve de flexibilité et de bienveillance envers soi-même. Ne pas se taper sur la tête à la moindre dérogation! Ça ne demeure au fond qu’un outil pour nous aider!

Et maintenant?

En toute honnêteté, je ne suis plus cet horaire à la lettre en ce moment. Je l’ai suivi religieusement pendant deux-trois semaines avant la période des Fêtes, jusqu’à la fin de ma session universitaire. Après, j’avais besoin d’un peu plus de liberté et j’ai décidé de déroger à cet horaire.

Je pense que c’est aussi important de s’écouter là-dedans et de chercher à comprendre ce dont on a le plus besoin en ce moment. Si c’est d’avoir une structure, définitivement que cet horaire peut être une bonne solution.

Malgré tout, je pense que je n’ai pas fait cet exercice en vain. Il m’a permis de voir les possibilités que m’offrait le temps, parce qu’on a bel et bien le choix de ce qu’on va faire de nos journées! Grâce à cet horaire, j’ai pu identifier les moments les plus propices pour moi de faire certaines activités : j’essaie de maintenir ma marche sur l’heure du dîner et souvent je prends du temps avant le souper pour m’entraîner, un moment qui serait probablement perdu sinon à naviguer sur les médias sociaux.

Bref, je pense que c’est un merveilleux outil à garder en tête et à ressortir quand on en ressent le besoin!

Photo de couverture par Emma Matthews Digital Content Production sur Unsplash

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