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Il est trop tard pour commencer… FAUX!

par Shanna
Petite horloge tenue dans une main

C’est souvent une croyance que j’ai eue : « Ça ne vaut pas la peine, il est trop tard pour commencer ceci… ou cela » ou alors « J’aurais tellement dû commencer avant, quand le momentum était là; quand j’étais inspirée; quand j’étais plus jeune… Maintenant, il est trop tard. »

J’ai souvent eu l’impression de commencer mes loisirs, surtout ceux artistiques, trop tard.

Pourquoi trop tard ? Parce que j’ai l’impression que les meilleures opportunités arrivent quand on est jeunes. Du moment qu’on devient adulte, le bassin de personnes intéressées et déjà formées augmente et puis la compétition devient plus forte.

Exemple #1 : Le théâtre

C’était mon rêve de devenir comédienne.

Mais disons que j’ai découvert et assumé ce rêve à 16 ans.

Et à 16 ans, c’est déjà difficile de faire sa place. Au Québec, à partir de 16 ans, pour participer à certaines catégories de tournage, il faut être stagiaire ou membre de l’Union des Artistes (UDA). Et à partir de 18 ans, on commence à être en concurrence avec tous les finissants des écoles de théâtre ou de jeu, qui viennent de passer deux, trois ou quatre ans à ne faire que ça !

J’ai réussi, deux fois plutôt qu’une, à faire partie d’une agence artistique ! Mais au final, tout ce dont je rêvais : les auditions, les tournages et même la figuration… Tout ça n’a jamais vraiment abouti. C’est alors qu’après plusieurs années d’espoir, d’argent investi dans divers cours et perfectionnements… J’ai abandonné.

Aujourd’hui, je ne le regrette pas. Je suis passée à autre chose.

Exemple #2 : La danse

Avec la danse, je revis un peu la même situation. Depuis plusieurs années, je rêve de faire partie d’une troupe de danse.

Pour vivre les compétitions, pour me pousser au maximum, pour m’améliorer toujours plus!

Je regarde les Dance Mom, Révolution, Cheerleading avec attention, avec envie, avec désir d’être à leur place !

J’ai fait les auditions à mon école de danse 3 ou 4 fois, sans succès. Pourtant, j’ai continué. J’ai suivi au moins trois heures de cours de danse par semaine, j’ai été assidue, j’ai pratiqué, j’ai tenté de m’améliorer par divers moyens.

Et au final, à l’automne 2020, ça a fonctionné. J’ai été acceptée dans une troupe de danse ! Puis, la pandémie a tout arrêté… mais ça c’est une autre histoire.

Malgré tout, j’ai toujours eu l’impression d’être trop vieille pour faire ce que je voulais. Je regarde les jeunes filles de 10-12-14 ans qui débutent en danse, qui ne dansent pas parfaitement, mais qui ont tout le potentiel de se développer et de devenir de superbes danseuses, car elles sont dans le bon âge pour le faire! À la fin-vingtaine, ça me semble plus difficile de s’améliorer, de montrer une nouvelle image de soi et de trouver son style.

Je suis consciente que je ne suis pas la meilleure. Je n’ai pas toute la souplesse du monde, je ne danse pas avec un naturel incroyable. Mais je veux! Je veux tellement!

Ce qui m’a amenée à la réflexion suivante :

Est-ce qu’à un certain point, il est trop tard pour développer un talent?

Trop tard ou juste le bon moment ?

En réalité, bien rationnellement, je comprends qu’il n’est jamais réellement trop tard pour faire tout ce qu’on veut.

J’ai lu ce tweet de Ève Martel récemment :

Et j’ai adoré cette phrase : “Le deuxième meilleur moment, c’est maintenant”.

Bien sûr, on peut continuer de se morfondre sur notre sort et se dire que …

  • Le momentum est passé;
  • Qu’on aurait tellement dû commencer à suivre des cours de théâtre, danse, dessin, tennis, name it, plus tôt pour être rendu plus loin aujourd’hui;
  • Ce projet, on aurait dû le commencer bien avant;
  • Les autres sont bien meilleurs que nous;

Ça vaut pour l’activité physique aussi.

“J’ai 40 ans et je n’ai jamais couru. Est-il trop tard?”

Non! Il n’est jamais trop tard pour se lancer. D’ailleurs, vous pouvez lire mes 5 conseils pour courir régulièrement. Je crois humblement que ces trucs s’appliquent à plusieurs sphères de nos vies.

On n’a qu’une seule vie à vivre, et si on a un rêve, il n’en tient qu’à nous de tout faire pour le réaliser.

Probablement que ce sera plus difficile à l’âge adulte, parce que la faculté à apprendre est différente, parce qu’il y a plus de compétition, parce qu’on a plus de peurs et de doutes. Mais en établissant clairement ses objectifs et les petites actions qui pourront nous y mener, je pense que ça peut être très possible.

Évidemment, ça dépend de l’objectif. Si vous désirez devenir danseuse de ballet professionnelle à 40 ans, cela peut être plus difficile. Le corps n’a pas les mêmes capacités que celui d’une jeune fille de 10 ans.

Je pense à cette fille avec qui je suivais des cours de théâtre et qui était déjà plus âgée que moi. Elle a poursuivi son chemin, continué ses efforts, et dernièrement, j’apprenais qu’elle allait donner la réplique à son acteur préféré dans une série québécoise.

Comme quoi, il ne faut jamais abandonner.

Il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves.

Photo de couverture par Lukas Blazek sur Unsplash

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