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Les pages du matin, mon expérience

par Shanna
Personne qui écrit dans un cahier

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit. D’abord dans mon journal intime, puis un roman à l’âge de 12 ans (jamais publié, mais dans ma tête c’en était un), pluuuusieurs blogues et maintenant les pages du matin.

D’ailleurs, je ne comprends pas à quel moment le fait d’écrire dans un journal est passé de ringard à grande mode et acte de bien-être, mais â c’est un autre sujet.

Alors tout ça pour dire que j’ai toujours aimé mettre mes pensées sur papier. Je trouve même que l’acte de le faire me permet de mieux penser, ou du moins de clarifier mes pensées.

Mon expérience avec les pages du matin

J’ai découvert la technique des pages du matin de Julia Cameron en lisant son livre Libérez votre créativité et, pour la raison énoncée ci-dessus, ça m’a tout de suite interpelée! Écrire et libérer ma créativité, que je pensais alors inexistante, mais oui, pourquoi pas!

La première fois que j’ai testé les trois pages du matin, c’était en 2016. À l’époque, j’avais vraiment de la difficulté à appliquer le concept. Déjà, une seule page 8 ½ x 11 me semblait beaucoup trop grande à remplir. J’écrivais n’importe quoi et j’avais l’impression que ça ne servait à rien. Et puis, ça me prenait tellement de temps. S’il y a une chose que j’en ai retirée à ce moment, c’était d’écrire sans trop penser, de laisser mon crayon glisser sur la feuille pour laisser libre court à mes pensées.  

Au fil des années, j’ai continué, plus ou moins assidûment. J’écrivais une, deux ou trois pages, le matin, le midi ou le soir. De le faire, tout simplement, me rendait satisfaite.

Depuis quelques semaines, j’ai décidé de redonner une chance à la formule plus stricte des pages du matin : l’écriture de trois pages, ni plus ni moins, dès le réveil. Je suis beaucoup plus constante, c’est même devenu une habitude de me réserver 45 minutes pour écrire dès le moment où j’ouvre les yeux. Parfois, ce que j’écris me semble plus pertinent que d’autres, mais chaque fois, je suis satisfaite de l’avoir fait.

Les points positifs

Explorer des chemins inattendus

Souvent, ça m’arrive de me retrouver à écrire sur des sujets auxquels je n’aurais pas pensé en temps normal. La plupart du temps, je sens que le changement de mindset se fait après environ une demi-page ou une page. À ce moment, je délaisse le factuel pour devenir plus philosophique, dans mes pensées profondes. Et ça m’amène à des endroits que je ne m’attendais pas à explorer. C’est intéressant.

Apprendre à se connaître

C’est un bon outil pour apprendre à mieux se connaître. Savoir ce qui nous plaît et déplaît dans notre vie, nos préoccupations du moment. Lorsqu’on écrit jour après jour sur une même problématique, on peut se rendre compte de l’importance pour nous de celle-ci ou de la place qu’elle prend dans notre vie. Ensuite, c’est à nous de faire les changements nécessaires, s’il y a lieu.

Passer à l’action

En lien avec le point précédent, et comme Julia Cameron le mentionne, c’est assez difficile d’être confronté chaque jour à écrire sur une même problématique, qui nous dérange, sans agir. Ça m’a amenée à mettre davantage mes limites dans certaines situations. À l’inverse, si on a des rêves, les pages peuvent nous donner le coup de pouce nécessaire pour faire les premiers pas dans cette direction.

Garder une trace

Je suis une grande nostalgique et j’aime me replonger dans les pensées que j’ai eu à d’autres moments. Encore une fois, je trouve que ça m’aide à mieux me connaître, à prendre un recul et à constater le chemin parcouru. En écrivant ces pages, on a ainsi une trace de comment on se sentait chaque jour, c’est une photo de notre vie à un instant donné et c’est intéressant de le garder, à mon avis.

Prendre un moment pour soi

Évidemment, en prenant trois-quarts d’heure pour écrire chaque matin, c’est un gros acte de priorisation de soi. C’est de s’assurer que dans notre journée, on aura au moins pris le temps de s’arrêter, de regarder comment on va à l’intérieur, de prendre soin de soi un peu.

Les points négatifs

Durée d’écriture

On ne se le cachera pas, c’est long écrire trois pages du matin. Ça prend du temps dans une journée et avec nos horaires chargés, ce n’est pas possible. Pour la plupart, nous avons déjà l’impression de manquer de temps dans nos journées, alors de dédier 45 minutes ou une heure à cette activité peut paraître inutile.

Défense de relire

C’est théorique évidemment, vous faites ce que vous voulez. Mais si on veut suivre la méthode à la lettre, Julia Cameron mentionne de ne pas relire ce qu’on a écrit avant huit semaines (deux mois). Souvent, je trouve ça plate, car j’ai l’impression qu’il y a de belles perles qui en ressortent, que je voudrais exploiter tout de suite. Pour pallier cette limite, j’ai un cahier à côté, dans lequel je note mes flashs, si j’en ai, d’articles de blogue, de recherches à faire ou d’actions à poser.

Résultats imperceptibles

Je pense que c’est difficile de voir les résultats de la méthode sur une courte durée, notamment sur la créativité. Je ne pense pas que c’est en écrivant une seule fois qu’on remarquera les effets au cours de la journée, tout de suite! Les résultats me semblent imperceptibles, peut-être parce que les changements se font tranquillement, mais sur le moment, ça peut être décourageant.

Mon principal conseil

La méthode, c’est bien beau, mais selon nos réalités, ça peut être plus difficile d’inclure 45 minutes d’écriture chaque matin. Ce que je dirais, c’est de vous offrir de la flexibilité là-dedans. Commencez comme j’ai commencé. Une, deux ou trois pages, au moment propice pour vous dans la journée. Peut-être pas tous les jours, c’est correct aussi. Parfois se donner un gros objectif dès le départ peut être décourageant.

Si vous essayez, soyez doux avec vous-mêmes, après tout, c’est pour vous, et uniquement pour vous que vous le faites!

Photo de couverture par lilartsy sur Unsplash

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